Le processus du coaching au bénéfice du client ? Voici les réponses en 10 points

Voilà, vous vous êtes décidé(e), vous engagez un coaching, et le premier RDV avec un coach est pris. Regardons de plus près les étapes du processus du coaching, ce que vous pouvez en attendre et en faire, pour mieux le comprendre et en faire un vrai outil de développement et d’atteinte de vos objectifs.

1.L’accueil et la clarification de la demande constituent l’entrée dans le coaching : établir la relation de travail, pour se sentir en confiance et en sécurité avec son coach, expliciter la demande, fixer un premier cap. Le coach explorera également avec son client le contexte dans lequel la demande est formulée (quand, qui, avec qui, depuis quand…?).

2.L’objectif du coaching : Tout d’abord, le coach, sur la base de votre demande qu’il vous aidera à expliciter,  engagera le protocole de formulation de l’objectif, c’est-à-dire à préciser l’objectif, voire les sous-objectifs  du coaching et ses critères d’atteintes; par exemple, je pourrai être coaché autour de l’objectif d’être plus à l’aise dans la parole en public, ou de mieux gérer mes RDV commerciaux sur le plan émotionnel. Le coach s’attachera, avec son client au questionnement de l’écologie visant à vérifier que son objectif respecte, chez son client, les divers ingrédients constituant son équilibre de vie; quels avantages et inconvénients y aurait-il à atteindre votre objectif ? Par exemple, un client souhaitant être coaché pour une transition de vie vers un nouveau job et n’ayant pas intégré l’impact de ce changement sur sa vie familiale pourrait constituer une atteinte à son écologie.

3.L’exploration de la situation présente sera ensuite entrepris : que vivez-vous ? Dans quel contexte ? En quoi est-ce un problème ? Que ressentez-vous dans cette situation ? Autant de questions-clés permettant de qualifier la situation présente et l’impact sur le ressenti et le vécu du coaché, et mieux comprendre le chemin à parcourir pour atteindre l’objectif, les motivations à poursuivre cet objectif vers un avenir désiré.

4.Les ressources et obstacles pourront alors être travaillées, afin d’identifier, dans le plan d’action envisagé, de quoi dispose le coaché pour avancer vers son objectif, en autonomie et toujours dans le respect de sa sécurité ontologique et écologique. Les ressources existantes et potentielle seront questionnées, à la fois sur la base de l’expérience passée ou de questionnements mobilisant la créativité du client.

5.Le processus de construction identitaire pourra alors être réalisé; c’est le cœur du coaching au cours duquel les croyances, valeurs, besoins, limites du coaché sont questionnées, et sur la base de ses comportements et de ses émotions; un client convaincu qu’il est nul à l’oral (croyance), sera invité à questionner cette croyance si celle-ci constitue une limite à son développement autour de son objectif. Dans cette étape, le coach est attendu sur sa maîtrise du questionnement,  et son aisance sur les problématiques de la personnalité et de l’intelligence émotionnelle.

6.La stratégie du coaching est alors en place au bénéfice du coaché et de son objectif : étapes-clés, timing, options possibles…pour conduire les séances dans le respect du client, de son avancement, et toujours dans l’observation bienveillante de son écologie et de son autonomie qui constituent les points d’attention du coach  : celui-ci se gardera de basculer dans la posture du conseil qui le détournerait de son métier et attendus d’une prestation de coaching.

7.L’engagement et la motivation du client durant le processus constitueront des points d’attention du coach : autant les séances de coaching doivent être préparées, animées et analysées avec le plus de professionnalisme possible par le coach, autant le travail inter-séance réalisé par le client apporte au processus toute sa puissance; la motivation, la responsabilité, l’autonomie et l’engagement du client sont les ingrédients nécessaires, que le coach aidera à maintenir ou développer durant les séances. Cela sera travaillé notamment par l’évaluation continue des avancées, réussites du client générant les renforcements nécessaires.

8.Bilan et clôture du coaching : Cela doit constituer « la mire » du coach et du coaché; un processus  de 5 à 10 séances bien construites, alternées avec un travail engagé du client, aboutissent ainsi à l’atteinte de l’objectif, dans le respect de l’autonomie et de l’écologie du client avec lequel se dire au revoir est alors une très bonne nouvelle.

9.La tactique et technique du coach : Tout le processus précédemment décrit n’est possible sans maîtrise, par le coach, d’un sens tactique et de techniques d’accompagnement apprises et éprouvées, lui garantissant la pertinence et la posture nécessaire à l’exercice de ce métier.

10.L’éthique et la déontologie du coach : Pour faire écho à notre précédent article consacré à l’éthique et la déontologie du coaching, rappelons  notamment la vigilance du coach sur l’analyse de ses pratiques, et la nécessaire information du coaché en amont du processus concernant le code d’éthique et de déontologie associé à notre beau métier.

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